Une histoire qui ne manque pas de sel, des steaks qui se transforment en vaches, une histoire de chasse(s) et de forêt magique, une nouvelle peur en construction (attention à l'acrylamide dans le pain grillé)… Vous êtes curieux ? C'est par ici.
Rien n’est jamais simple, c’est une idée. Journaliste, j’ai commencé ma carrière en traitant des infos complexes pour les rendre intelligibles. Aujourd’hui, c’est le contraire qu’il faut faire. Mettre de la complexité dans un flux d’informations devenues binaires. N’hésitez pas à partager ou à poser des questions !
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Le prix de la viande bovine est très hétérogène dans le monde. Sachez qu’elle est la plus chère en Suisse et en Corée du Sud, la moins chère en Zambie et au Nigeria, avec un écart de 65 (soixante-cinq) dollars entre la queue et la tête du classement. (Réponse en fin de newsletter).
Yolo (you live only once). On n’est plus à un paradoxe près (parce que pour y avoir paradoxe il faudrait que l’on reste dans le champ du raisonnable), mais voilà. Aux États-Unis, Donald Trump, qui avait promis de Make agriculture great again se trouve rattrapé par ses propres incohérences. Et vient, en presque catimini, d’ouvrir la porte à la viande bovine argentine dont les contingents acceptés vont passer de 20 000 à 100 000 tonnes, pour une facture d’environ 800 M$. Objectif, détendre un peu les prix de la viande de bœuf qui ont pris plus de 40 % entre 2021 et la fin de l’année dernière et faire baisser le ressentiment de populations au pouvoir d’achat mis à mal par l’inflation (2,7 % en 2025). En face, les éleveurs américains, qui vendent les animaux à des prix jamais connus, font naturellement la gueule et l’affaire ne risque pas d’atténuer le désamour entre le monde agricole et Trump. Le Monarch privé d’ailes ? C’était une promesse de la robotique que ce tracteur vigneron électrique et autonome conçu notamment pour désherber les rangs et abattre les émissions de carbone des vignobles déployé en Californie notamment. Mais au final, la mariée était peut-être un peu trop maquillée, l’autonomie pas vraiment réelle, les bugs nombreux… L’entreprise va cesser son activité. Vont-ils se sucrer ? On a beaucoup parlé dans les médias de ce projet de sucrerie bio dans les Hauts de France, présentée comme une alternative aux grands groupes sucrière et surtout à la production de betterave sans acétamipride (vous voyez le lien avec l’actualité). Les tests menés ces dernières semaines doivent terminer de convaincre les banques de suivre le projet (15 M€). Organiser la production est louable, mais quid du marché ?
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